Syrie : le Conseil de sécurité rejette une résolution de Moscou

Au lendemain des bombardements de la France et ses alliés britanniques et américains en Syrie, le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté samedi une résolution mise au vote par la Russie.
Par Ralph Bechani - NP
Publié le 15 avril 2018 à 9:38 Modifié le 16 avril 2018 à 8:25

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Deux blocs s'affrontent dans ce conflit syrien sur fond de guerre civile depuis 2011. D'un côté, Moscou, soutien indéfectible de Damas, défend coûte que coûte le régime de Bachar al-Assad après l'attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale, la semaine dernière. 

De l'autre, la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni accusent le Kremlin et le pouvoir syrien de ne pas respecter le droit international sur la non prolifération des armes chimiques et d'être responsables de l'attaque au "chlore" du 7 avril à Douma.

C'est dans ce contexte que le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté hier, à New-York, un texte en forme de résolution rédigé par Moscou et condamnant les bombardements de la coalition occidentale contre des installations militaires en Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi.

La France, elle, annonce la rédaction d'un projet de résolution "sur les volets politique, chimique et humanitaire du dossier syrien, en vue d'établir une solution durable au conflit", selon François Delattre, l'ambassadeur français aux Nations unies.

L'ONU qui appelle tous les pays "à faire preuve de retenue" tandis que Donald Trump a annoncé sur Twitter que la "mission" avait été "accomplie. Le "résultat" - des frappes menées par les Etats-Unis avec la France et le Royaume-Uni contre le régime syrien - "n'aurait pas pu être meilleur", selon le Président américain.

Des appels tous azimuts

Dans une série de communiqués, hier, l'Elysée a également annoncé que le Président français avait eu plusieurs entretiens téléphoniques dans la journée, avec Theresa May, Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan. 

Le chef de l'Etat a notamment "remercié" le président turc "pour les déclarations de la Turquie en soutien à l’opération conduite par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre les capacités chimiques du régime syrien".

Emmanuel Macron a aussi "souligné sa volonté de poursuivre le travail conjoint engagé avec la Turquie pour lutter contre l’impunité face à l’emploi d’armes chimiques, et de permettre la mise en place d’un mécanisme impartial et solide aux Nations unies".

Le Président de la République qui a par ailleurs partagé avec Recep Tayyip Erdoğan sa "détermination à renforcer l’action de la France pour apporter de l’aide aux populations civiles", tout en  souhaitant que "la concertation entre la France et la Turquie soit encore intensifiée dans les prochains jours pour permettre une solution politique inclusive en Syrie".

DERNIÈRE MINUTE 

Emmanuel Macron a accordé une interview à nos confrères de BFMTV/RMC et Mediapart ce dimanche. Selon le chef de l'Etat, la décision de frapper la Syrie, "la France l'a prise sur le principe dès dimanche dernier, 48 heures après les premières traces d'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta orientale".

Et d'ajouter qu'"elle est conforme aux engagements que nous avons pris" (...) "c'est exactement ce que nous voulions faire." Le Président a aussi voulu préciser que la France avait "obtenu" par ses services et ceux de ses alliés "des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisés".

* Photo : image d'un des sites bombardés par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi.

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Ralph Bechani

Journaliste


2018 © NP | Crédit photo : YOUSSEF BADAWI / EPA / Newscom / MaxPPP



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