Science : la Nasa lance un télescope chasseur de planètes habitables

La Nasa a lancé, hier soir, avec succès son nouveau télescope depuis Cap Canaveral en Floride. Un chasseur de planètes d'une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d'abriter la vie.
Par Ralph Bechani - NP
Publié le 19 avril 2018 à 7:15 Modifié le 19 avril 2018 à 8:26

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La Nasa a lancé, hier soir, avec succès, son nouveau télescope depuis Cap Canaveral en Floride. Un "chasseur de planètes" d'une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d'abriter la vie. 

TESS, c'est son nom, devrait trouver des milliers de nouvelles exoplanètes en orbite autour d'étoiles proches. Hier soir, le télescope a décollé via une fusée SpaceX Falcon 9.

Selon Thomas Zurbuchen, administrateur associé de la NASA à Washington, TESS va "nous aider à découvrir des mondes que nous n'avons pas encore imaginés, des mondes qui pourraient être habitables ou héberger la vie". 

Durant ces prochaines semaines, l'engin va utiliser six brûlures de propulseur pour voyager dans une série d'orbites et atteindre la Lune. C'est là qu'il fournira une assistance gravitationnelle pour que TESS puisse passer dans son orbite finale autour de la Terre.

Plus tard, toujours selon la NASA, après environ 60 jours de vérification et d'essai des instruments, "le vaisseau spatial commencera son travail".

La mission va durer deux ans. Période durant laquelle les scientifiques vont observé le ciel après l'avoir divisé en 26 secteurs. TESS utilisera ainsi quatre caméras uniques à grand champ pour cartographier 13 secteurs englobant le ciel austral durant sa première année d'observation, puis 13 secteurs du ciel nord au cours de la deuxième année.

Au total, le télescope va couvrir 85% du ciel. Il observera les phénomènes appelés "transits". Un transit se produit lorsqu'une planète passe devant son étoile du point de vue de l'observateur, provoquant une baisse périodique et régulière de la luminosité de l'étoile. 

Sommes-nous seuls dans l'Univers ?

Les scientifiques vont utiliser la luminosité de certaines étoiles pour permettre aux chercheurs d'utiliser la spectroscopie, l'étude de l'absorption et de l'émission de la lumière, pour déterminer la masse, la densité et la composition atmosphérique d'une planète.

L'eau et d'autres molécules clés dans son atmosphère pourront aussi apporter des indices sur la capacité d'une planète à abriter la vie.

Le principal problème, s'agissant de la découverte d'une forme de vie extraterrestre, c'est notamment la relativité, l'espace-temps. Ce n'est pas tant la question de savoir si nous sommes seuls dans l'Univers, mais plutôt où, quand et donc comment le phénomène a pu se produire ?

Entre l’observation, le diagnostic et la distance, il y a comme un paradoxe qui sera difficile à surmonter. Les scientifiques de la NASA vont ainsi se contenter d'établir des hypothèses cohérentes et élégantes sur la potentialité d'une présence de vie sur d'autres planètes.

Quant à l'idée de voyager vers un nouveau monde à travers la Galaxie - la Voie lactée - elle reste de fait utopique.

Il faut enfin savoir que le vaisseau spatial Kepler de la NASA a déjà trouvé plus de 2 600 exoplanètes, et que désormais plus d'une douzaine d'universités, d'instituts de recherche et d'observatoires du monde entier participent à cette mission du télescope TESS.

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Ralph Bechani

Journaliste


2018 © NP | Crédit photo : NP/Nasa/MaxPPP



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