Pollution de l'air : 7 millions de morts chaque année, selon l'OMS

9 personnes sur dix respirent un air avec des niveaux élevés de polluants, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, et 7 millions de personnes meurent tous les ans à cause de la pollution de l'air.
Par Ralph Bechani - NP
Publié le 2 mai 2018 à 7:45 Modifié le 2 mai 2018 à 8:22

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Le constat est  "préoccupant", selon l'OMS, 9 personnes sur dix respirent un air avec des niveaux élevés de polluants à travers le monde. L'Organisation Mondiale de la Santé annonce aussi aujourd'hui que 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l'air. 

Cette exposition aux particules fines contenues dans l’air pollué "pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui cause des affections comme les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies, les cancers du poumon, les bronchopneumopathies chroniques obstructives et les infections respiratoires, notamment la pneumonie", selon l'OMS.

L'organisation précise que la pollution de l’air ambiant est responsable à elle seule d’environ "4,2 millions de décès en 2016", alors que la pollution de l’air à l’intérieur des habitations due à l’utilisation de combustibles et de technologies polluantes a causé environ "3,8 millions de décès pendant la même période".

Comme souvent, ce sont les pays pauvres qui sont les plus touchés, "plus de 90 % des décès dus à la pollution de l’air se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, principalement en Asie et en Afrique, suivis des pays à revenu faible ou intermédiaire des Régions de la Méditerranée orientale, de l’Europe et des Amériques", selon ce même rapport. 

En général, l'OMS estime que ce sont les pays à revenu élevé qui présentent les niveaux de pollution de l’air ambiant "les plus faibles", en particulier dans les Régions de l’Europe, des Amériques et du Pacifique occidental.

En revanche, dans les villes des pays européens à revenu élevé, comme Paris, Londres ou  Berlin, il a été prouvé que "la pollution de l’air diminuait l’espérance de vie moyenne de 2 à 24 mois", en fonction des niveaux de pollution.

Une mobilisation mondiale

L’OMS reconnaît que la pollution de l’air est un facteur de risque critique pour les maladies non transmissibles (MNT) causant, selon les estimations, "un quart (24 %) des décès d’adultes imputables à des cardiopathies, 25 % des décès imputables aux accidents vasculaires cérébraux, 43 % des décès imputables à la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29 % des décès imputables au cancer du poumon".

Dans un communiqué, l'OMS annonce que plus de 4 300 villes de 108 pays à travers le globe sont maintenant inscrites dans "la base de données" de l’organisation "sur la qualité de l’air ambiant".

Il s'agirait de la base de données la plus complète sur la question. Depuis 2016, plus d’un millier de villes supplémentaires l'ont rejoint, ce qui montre, selon l'OMS que les pays sont plus nombreux que jamais à mesurer la pollution de l’air et à prendre des mesures pour la réduire. 

D'après l'organisation, c'est l’Europe qui concentre le nombre le plus important de villes notifiant des données.

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Ralph Bechani

Journaliste


2018 © NP | Crédit photo : CHINAFOTOPRESS / MAXPPP



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